Un manque d’inspiration pour trouver un titre digne de ce nom, un goût de réchauffé accompagné d’une fainéantise assumée. J’ai souvent entendu dire qu’on ne se refaisait pas, il va s’en dire que me concernant je peux difficilement contredire cette affirmation.
Cet article suit un petit peu la continuité du reste, il est possible qu’il ne soit pas accompagné. Les mots posés se font rares, la solitude intérieure prend souvent le pas sur la plume évasive.
Fichue solitude, être enfant unique nous fait connaître la solitude assez rapidement et elle nous suit toute notre vie. Il faut être enfant unique pour comprendre que même accompagné il n’est pas rare que nous préférions la solitude. Les relations amicales ou les relations amoureuses ne sont pas toujours simples à gérer.
Encore moins lorsque tu es un aspirateur à sentiments, déjà que nos propres sentiments ne sont pas toujours faciles à gérer alors si en plus on doit se retrouver à gérer ceux des autres. Tu parles d’un beau bordel dans la tête et dans le cœur.
Avec le recul et l’âge qui avance, il n’est pas rare que nous en arrivions à être détaché de bien du monde, de bien des choses et de bien des émotions. C’est peut-être lorsque nous arrivons à nous détachés de toutes ces choses que nous apprenons à mieux nous connaître, à ne plus refaire les mêmes erreurs et le plus important, à mieux nous aimer.
S’aimer, c’est aussi penser à soi, savoir dire non et être égoïste. Je suis devenu égoïste au fil du temps, pas pour faire du mal mais pour penser à moi et à mon bien-être.
Encore et toujours passer pour un incompris, pour encore et toujours revenir dans les bras de la solitude.
Rendez-vous au prochain article. Peut-être à l’automne, peut-être à l’hiver, peut-être au printemps ou peut-être à l’été.
Or-et-lien
La giboulée automnale est bouclée
L’averse à la tête engloutie sous l'eau
Écumer d'une histoire bâclée
L'accent circonflexe est détaché du O
O à la mer déverse une encre
Le vague à l’âme s'écrit sur le sable
Le haut du O a jeté l'ancre
Lasser de se heurter à un rocher imperméable
O à la rivière verse des larmes
Noyées dans le souvenir d’une elle
Les yeux mouillés échappent au vacarme
D'un plumage trempé des ailes
O se perd dans la confusion du haut et du bas
L'amour est au O ce que le circonflexe est au sous-bas
De haut en bas ou de bas en haut
La goutte d'eau n'est plus en haut du O
Or-Et-Lien
Un pseudo aperçu ailleurs à une époque pas si lointaine, même si à bien y réfléchir le temps a défilé assez vite entre hier et aujourd’hui. D’ailleurs, il passe toujours trop vite, tel un rafale surgissant de nul part. Je l’entends sur ma gauche et il se trouve être à ma droite. Il n’y a donc que l’instant que je peux essayer de maîtriser, telle une photo qui marque son empreinte à un instant bien précis.
Marquer son empreinte de quelques mots de l’instant, ou plutôt de quelques instants. S’évader en écrivant est quelque chose qui n’est plus pratiqué depuis bien longtemps. Par manque de temps mais plus souvent par manque de motivation et d’envie. Qu’il est difficile de retourner sur ce doux chemin des mots. Il aura donc fallu attendre de plonger dans la beauté de l’automne pour retrouver un premier frisson. C’est mieux que rien.
L’eau-tonne, l’entre-deux, entre la chaleur de l’été et le froid de l’hiver, entre un jardin abondant et une terre gratté par des coquines à plumes, entre des arbres fruitiers généreux et un repos bien mérité, entre des fruits ramassés et des confitures qui s’entassent dans une armoire, entre un conduit qui se prélasse au soleil et une cuisinière à bois qui inonde les pièces d’une chaleur réconfortante, entre des fleurs resplendissantes et des géraniums qui jouent à cache-cache avec le froid, entre des châtaignes dans les boques et ces même châtaignes qui cuisent dans une cheminée, entre des fraisiers couleur rouge succulent et un reste de feuillage, entre des Arums majestueux et de la paille qui les recouvre, entre un champ piétinés par des Salers et une étendu blanche à perte de vue, entre un arbre à papillons butinés et des insectes qui hibernent, entre les nids d’hirondelles surpeuplés et des petits qui sont dans un autre hémisphère, entre un couple de biches qui se prélasse dans un champ de blé et ce même couple de biche qui se fait très discret, entre un couple d’oie très bavarde et ce même couple d’oie qui ne me laisse toujours pas en placer une, mince, pour le coup, il n’y a pas d’entre-deux, mauvais exemple, peut-être aussi, entre Renart sacripant, sacripouille, coquet coquin et Renart sacripant, sacripouille, coquet coquin.
Avec un T et certainement pas un D, je connais mes classiques.
J’aime cette fin, rendez-vous au prochain article. Peut-être à l’automne, peut-être à l’hiver, peut-être au printemps ou peut-être à l’été.
Or-Et-Lien
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